Comment réagissent les journaux français au vote houleux et honteux de la nouvelle loi sur l'Ecole en Grande Bretagne?
Libération le 18 mars: "Honorable objectif. De meilleures écoles pour tous, y compris dans les zones défavorisées, plus de choix pour les parents, tel est officiellement l'un des enjeux de la réforme phare que Blair tenait absolument à faire passer. Malgré cet honorable objectif, un camp de rebelles travaillistes, qui, au fil des projets de loi varie de 40 à 60 députés, dénonce une privatisation déguisée de l'école. "
Le Nouvel Observateur publiant une Dépêche AP le 16 mars: "La réforme proposée du système éducatif prévoit notamment que les écoles publiques soient financées par des capitaux privés. Mais Tony Blair a fait face à la fronde de certains députés travaillistes qui redoutent une privatisation de l'éducation et un système à deux vitesses. Le Parti conservateur était en revanche favorable à la réforme, même si son chef David Cameron considère qu'elle ne va pas encore assez loin.
Tony Blair considère que les modifications apportées sont nécessaires pour améliorer la qualité de l'enseignement et moderniser les écoles publiques britanniques. Dotées d'une plus grande autonomie, ces écoles pourraient former des partenariats avec des groupes privés, qu'ils s'agissent d'entreprises, d'organisations religieuses ou de groupes de parents d'élèves. Elles auraient également une plus grande marge de manoeuvre sur leur financement et les admissions. "
L'Humanité le 17 mars: "Coïncidence de l?actualité, le rapport de l?OCDE a précédé de peu l?adoption, mercredi soir, d?une réforme de l?enseignement très controversée au Royaume-Uni (voir l?Humanité d?hier). Créant une large autonomie pour les écoles publiques, la loi ouvre grand ses portes aux acteurs associatifs et surtout économiques en offrant à ces derniers la possibilité de devenir propriétaires des murs et de recruter leurs équipes enseignantes comme leurs élèves. Déjà, le spectre d?« écoles Coca-Cola » grandit à Londres où une cinquantaine d?élus travaillistes ont refusé de voter la loi, adoptée grâce aux voix conservatrices, par crainte de créer une « école à deux vitesses » largement privatisée."
TF1.fr le 16 mars: