Le saviez-vous?
Le 27 juin dernier, des milliers de britanniques ont battu le pavé pour exiger une halte à la privatisation des Services Publics. Anthony Blair a répondu que la privatisation (sous la forme de délégations de service public) était la seule politique sérieuse possible. Le mot d'ordre des manifestants était: "Public services not private profit."
"But writing in today's Guardian, Tony Blair made clear privatisation was set to continue under his watch. There has to be a dramatic change in the government's policies if Labour is to regain the trust of our supporters - and that means abandoning the drive to privatise public services such as education, health and the civil service. " dit un organisateur de la manifestation, interrogé par The Guardian.
L'article du journal mentionne aussi un sondage sur l'attachement des anglais à leurs services publics: "Three out of four (74%) of those questioned said they believed the main priority of private companies was to make profits rather than serve the public. Just 17% said they wanted to see more privatisation take place. " (The Guardian, june 27th)
Beaucoup de colère chez ces manifestants qui sont révoltés par exemple à l'idée qu'un nombre grandissant d'hôpitaux publics délèguent la rédaction informatique des dossiers médicaux confidentiels des patients à des entreprises indiennes ou sud africaines.
Aujourd'hui encore, la privatisation a fait un pas de plus en Grande Bretagne puisque le 8 août dernier 8 "NHS trusts" ( un statut pour les entreprises de santé institué en 2003) se sont désolidarisées du système classique. Ce système de délégation, de recherche de profits et de sponsors,fut mis en place aussi dans l'éducation, comme je l'ai déjà indiqué dans mes articles précédents.
Ségolène Royal explique bien dans ses différentes interventions en France comme en Grande Bretagne, combien les français méjugent la politique de Tony Blair.( voir le Financial Times) Elle ne se désolidarise pas de ces décisions qui ne sont d'aillleurs pas du tout discutées publiquement en France. Il est vrai qu'il est plus vendeur dans un journal, qu'il soit télévisé ou écrit, de parler des attentats déjoués ou des vacances de nos dirigeants politiques...